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Pierre Nogaret, le coup de fouet en vente aux enchères


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L’histoire du siège au XVIIIème siècle retient généralement les grands noms parisiens de la spécialité : Foliot, Cresson, Tilliard, Delanois..., dont les seules mentions en ventes publiques suscitent toujours un certain émoi. Un « provincial » peut se prévaloir d’une renommée équivalente. Pierre Nogaret figure en effet au panthéon des menuisiers, comme le plus célèbre maître en sièges de province. En effet, c’est à Lyon où il est reçu maître en 1745, que ce Parisien de naissance, ayant fait son apprentissage dans la capitale, choisit de s’installer. Sa réputation franchira les limites régionales. Sans atteindre les enchères obtenues par les maîtres parisiens, ses réalisations bénéficient d’une belle cote. Entre Nogaret et le marché, la fidélité de se dément pas ; depuis plusieurs années, les résultats affichent une certaine stabilité.

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Estampille de Nogaret à Lyon.

Frappée sur une partie visible du meuble, elle présente une petite ligne de majuscules







Une production florissante

De son atelier situé rue Dorée, actuelle rue Marius Gonin, sortira quantité de meubles. Pierre Nogaret a surtout réalisé des sièges à dossier plat. Ils représentent plus de la moitié de sa production et valent plus cher que les cabriolets, une réalité bien différente du XVIIIème siècle. À l’époque en effet, ces derniers, difficiles à fabriquer, avaient plus de valeur. Aujourd’hui, une belle paire de cabriolets se vend aux enchères autour de 3 000 euros alors qu’une paire de fauteuils à dossier plat se négocie à 8 000 euros. L’analyse vaut pour les sièges cannés, abondants dans la production du maître, leur cote souffrant actuellement de leur relative fragilité. On leur préfère les fauteuils garnis. Les cabriolets sont presque systématiquement en noyer, les sièges à dossier plat, indifféremment en hêtre ou en noyer. Le bois doré est en revanche rarissime dans sa production. On en connaît une série au musée historique de Lyon. Nogaret semble avoir attaché un soin particulier au choix de ses bois, à grain toujours très fin, ce qui autorisait une sculpture délicate. Cette décoration sculptée n’envahit jamais le siège. Roses, grenades ou pivoines viennent à propos en souligner l’architecture, un juste mariage en guise de signature.


Le maître marquait en outre ces sièges d’une estampille caractéristique, "Nogaret à Lyon" inscrit en petites majuscules. Cette marque apparaît de manière visible et toujours codifiée. À l’exception des sièges à châssis, elle apparaît sur la traverse arrière de la ceinture des sièges à dossier plat rembourré ; sur les cannés, elle se situe sur la traverse du châssis. Pour les cabriolets, elle s'affiche au niveau de l’assemblage sur le montant du dossier. Attention cependant aux fausses estampilles, il n’est pas rare d’en rencontrer sur le marché. Un petit truc pour les identifier : les bonnes estampilles ont toujours la jambe du Y de Lyon qui regarde vers la gauche, à l’horizontale. Cette marque n’est d’ailleurs pas systématique. Il arrivait à Nogaret de ne signer qu’un ou deux sièges d’un ensemble, des ensembles qui, lorsqu’ils sont complets, ont toutes les chances de faire parler d’eux.


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Paire de fauteuils cabriolet

En noyer mouluré et sculpté, accotoirs en coup de fouet, pieds galbés. Epoque Louis XV