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L'argenterie du XIXème siècle brille aux enchères


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Rafraichissoir en argent par Jean-Baptiste-Claude Odiot

Quelle est la place de l’argenterie au sein du marché de l’art ? La production du XIXème siècle a longtemps été sous-évaluée par rapport à celle qui lui est antérieure. Sans évoquer la si rare argenterie du XVIIème siècle, victime des fontes qu’ordonna Louis XIV pour financer ses guerres, force est de reconnaître que celle du XVIIIème siècle continue sur la lancée d’un succès jamais démenti. La production du XIXème siècle demeure pour sa part toujours sous-cotée, sans doute parce que, du fait de son abondance, on la juge souvent impropre à faire l’objet de collections.


Mais la situation a évoluée. Les amateurs établissant désormais des distinctions jusqu’ici inédites, soit en fonction des types d’objets, soit en accordant une importance plus grande à leurs créateurs. En fait, deux réalités s’imposent : d’une part, le passage au XXIème siècle a en quelque sorte repoussé le XIXème siècle dans un passé lointain, et donc, plus intéressant. D'autre part, la production artistique du XIXème siècle dans son ensemble est sortie du purgatoire qui fut le sien pendant la majeure partie du XXème siècle. L’argenterie bénéficie de ce phénomène.


Elle reçoit un meilleur accueil de la part des enchérisseurs. Tout d’abord à cause de sa qualité. Si la Révolution de 1789 a aboli les corporations, elle n’a pas empêché la transmission d’un incomparable savoir-faire. D’autre part, et dans la majorité des cas, l’argenterie de cette époque est d’un usage facile et agréable.


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Candélabres en argent par Froment-Meurice, vers 1850

Décors et Poinçons

Un plat bordé de classiques filets vaudra entre 300 et 500 €. Les ménagères représentent un cas particulier. Longtemps boudées, elles semblent retrouver les faveurs des amateurs, mais à plusieurs conditions. Il faut tout d’abord qu’elles soient complètes, mais... pas trop complètes. Une ménagère pour douze personnes se vendra ainsi proportionnellement mieux qu’une pour vingt-quatre et, de même, une composition trop «lourde», c’est-à-dire comprenant des objets peu utilisables, sera un facteur pénalisant. Il faut en outre qu’elle soit d’un modèle plaisant : l’uni-plat, les filets et les coquilles sont préférés aux décors très chargés, fréquents dans la seconde moitié du XIXème siècle. Il faut enfin que le chiffre – s’il y en a un – ne soit pas trop voyant, beaucoup d’amateurs rechignant à utiliser une argenterie portant un chiffre différent du leur. Ajoutons que la présence d’un coffre où ranger les diverses pièces composant la ménagère est généralement très appréciée. Décoratives, les aiguières à monture d’argent datent en général de l’extrême fin du XIXème siècle et se vendent toujours bien. Le poinçon et/ou la signature d’un prestigieux orfèvre entraîne toujours une notable plus-value. On citera la maison Odiot, Froment-Meurice, Puiforcat, Biennais...

En définitive, les prix de l’argenterie antérieure à 1838 tendent à rejoindre ceux des pièces du XVIIIème siècle. Quant aux objets postérieurs à 1838, les plus appréciés portent la signature d’un orfèvre renommé et/ou présentent un aspect hors du commun. Tous les autres semblent encore très accessibles, n’attendant que leurs nouveaux propriétaires...